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L’usage des nouvelles technologies et les conditions de travail font-t-ils « bon ménage » ?

Le sentiment de plus grande autonomie et de reconnaissance professionnelle qu’éprouvent les salariés grâce à l’usage des nouvelles technologies peut également avoir pour corollaire une dégradation des conditions de travail.

Une étude récente menée par la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques) a en effet scruté en profondeur cette évolution.

En constante progression depuis la fin des années 1990, l’usage des outils numériques continue de se généraliser dans le quotidien d’une majorité de salariés, et à des niveaux très différents selon la catégorie socio-professionnelle et le métier exercé, s’accompagnant de modifications notables de leurs conditions de travail.

Ces usages associés à un contexte de travail spécifique peuvent être corrélés à des conditions de travail dégradées et des facteurs de risques psychosociaux.

La réception de mails se traduisent en général par des interruptions fréquentes limitant ainsi la capacité de concentration du collaborateur et favorisant la dispersion.

Ainsi, le travail mobile est fortement corrélé à une charge de travail et à une charge mentale importantes.

Conséquence directe de cette charge de travail plus intense, les salariés très connectés et mobiles exercent moins souvent que les autres l’intégralité de leurs droits à congés. Ils sont tentés de travailler généralement plus de 40 heures par semaine. Le travail a donc tendance à déborder sur la sphère privée.

Malgré des conditions de travail exigeantes, les salariés connectés éprouvent une grande satisfaction au travail et une probabilité 1,4 fois plus élevée d’être fier de travailler pour leur entreprise par rapport à d’autres salariés.

Ils ont davantage d’opportunités de promotion et bénéficient d’une plus grande autonomie dans l’exécution de leurs temps de travail (possibilité d’interruption ou d’absences).

Les enquêteurs tempèrent toutefois ces effets bénéfiques considérant que l’accès à des équipements mobiles viennent matérialiser une relation de confiance entre l’entreprise et le salarié.

Ces derniers indiquent enfin que si des corrélations existent entre l’usage des nouvelles technologies et la dégradation des conditions de travail, il n’y a pas forcément de lien de cause à effet, cela dépend aussi de la stratégie et du mode d’organisation de l’entreprise.

Etude DARES du 27 juin 2018

 

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